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Le Monde des Barons Perchés

Sur les Pistes du Loup

Du 18-20 mars et 25 avril |Annulé

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Le Rêve du Loup

La fin d'un cycle pour le festival du Rêve du Loup...

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Vidéo Le Rêve du Loup

APPEL à PARTICIPATION !

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Actu

Le Rêve du Loup

La fin d'un cycle pour le festival du Rêve du Loup...

 Après plus de sept ans de rencontres et d’aventures passionnantes, le loup tire sa révérence…

 

L’ambition première du projet était de faire bouger les lignes face aux constats de très forte précarisation et d’isolement identifiés au sein du quartier Dalby et de ses environs.

« Vous verrez, vous allez vous faire défoncer !!! »

C’était à peu près la seule phrase qui ressortait quand on parlait de cette envie de faire vivre le festival sur le parc de la Moutonnerie, au vu de sa réputation…

L’idée issue de l’éducation populaire de permettre à chacun-e, avec ou sans expérience, de s’impliquer pleinement dans la conception et la réalisation d’un festival ne paraissait pas gagnée d’avance...

Et pourtant...

Après 4 éditions de ce festival gratuit et inclusif, de nombreux et chaleureux ateliers artistiques à la Maison d’Accueil de Jour pour personnes sans domicile fixe (MAJ), un cabaret participatif sous chapiteau, l’installation collective de notre totem à parole le Lupophone durant deux été et tant d’aventures partagées avec les associations du quartier, les habitant-e-s avec ou sans domicile, les structures médico-sociales, les artistes, les techniciens des collectivités, le public toujours plus nombreux… on ne peut que se réjouir de ne pas s’être laissés influencés par nos peurs et les a priori !

« Nous devons opposer au pessimisme de l’intelligence l’optimisme de la volonté... »

 

OUI, cette expérience ne fait que confirmer ce qu’affirmait Gramsci* !

Car OUI, la culture vivante de proximité est un formidable vecteur de solidarité, d’apprentissages, de respect des différences, d’affirmation et de construction de soi en lien avec les autres...

Car OUI, il est possible à condition de favoriser le dialogue et la bienveillance de rendre chacun-e acteur ou actrice légitime au sein d’un groupe si éclectique que celui du Rêve du Loup !

« Cependant, le temps est venu de savoir tourner la page. »

 

Ça, c’est nous qui le disons... A notre tour de passer le relais !

Des expériences collectives et solidaires comme le Rêve du Loup ne demandent qu’à continuer de germer en de multiples endroits, à la ville comme à la campagne...

Si l’expérience a permis à tant de personnes en situation de précarité de s’impliquer, c’est bien la précarisation du monde associatif en lui-même et des associations indépendantes comme le Monde des Barons Perchés qui aura porté le coup fatal à ce projet où la médiation occupe LA place centrale…

Les raisons de cette fin sont multiples, pour n’en citer que quelques unes:

- le turn-over incessant des salariés dans les fragiles structures associatives participantes (mais également dans les collectivités),

- la logique même de subvention d’« aide ponctuelle au projet » qui a peu à peu remplacé l’« aide au fonctionnement » et qui ne permet plus de financer les fonctions administratives pourtant toujours plus contraignantes,

- une distribution des subventions publiques contestable et contestée, qui continue d’alimenter sous abondante perfusion quelques structures culturelles souvent hors-sol à l’appétit insatiable, en négligeant les opérateurs de terrain pourtant essentiels à la création de liens et de dialogue sur les territoires,

- des fondations dans l’incapacité de faire face à la demande et qui voient leurs objectifs et enveloppes budgétaires se restreindre depuis la disparition de l’ISF,

- une oppressante injonction d’innover en permanence au lieu de consolider ce qui fonctionne,

- des calendriers et des critères d’attribution de financements publics ou privés toujours aussi restrictifs. Comment favoriser dans ce contexte la transversalité des disciplines ainsi que la saine et sereine médiation qui nécessitent de prendre le temps de la rencontre ?

- un contexte général de marchandisation du monde associatif et d’une mise en concurrence effrénée…

« Rêver ensemble, c’est résister ! »

...comme le disait un illustre Loup dans le parc de la Moutonnerie...

Nous ne saurons jamais comment à la fois féliciter et remercier toutes les personnes et structures qui auront porté collectivement haut et fort l’étendard de cette magnifique aventure…

Oui, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de continuer à rêver!

Aoouuuh ! 

 

         

 

* Philosophe, membre fondateur du PCI, 1891-1937

 

 

 

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